RIP grignotage

Tout le monde ou presque reconnaîtra la situation où le régime se passe bien, même très bien depuis 4 jours, la balance vous dit que ça marche, vous avez perdu 200gr, vous êtes super motivé(e), vous faites la danse de la joie et puis… Oh un cookie ! On se félicite, on le mange, et là c’est la faim du monde (admirez le jeu de mot) : on ne sait plus s’arrêter. La journée devient alors rythmée de biscuits par ci, chips par là, bonbons, chocolat, bref : la cata !

Kézako ?

Tout d’abord, je trouve important de faire la distinction entre plusieurs « sortes » de grignotage.

  1. Il y a le grignotage « de base », celui que la plupart d’entre vous connait, c’est-à-dire celui où on mange entre les repas, souvent des crasses, trop sucré, trop salé, trop gras, etc. Celui là apparaît en général en situation de stress, ou de fatigue, ou bien encore d’ennui.
  2. Ensuite, il y a le grignotage que j’appellerai « compulsif » ou les compulsions. Les compulsions apparaissent plutôt en situation de restrictions souvent trop strictes ou de privation de nourriture. Ce sera lorsqu’on mange parfois entre les repas, parfois durant le repas, sans vraiment avoir faim, de façon compulsive et non désirée. Ne pas confondre avec la gourmandise, qui nous fera manger un cookie de plus, les compulsions sont un état plus obsessionnel de la nourriture, vous donnant envie de manger encore et encore et encore, dans une relative perte de contrôle, mais que vous êtes néanmoins capable de stopper en limitant les « dégâts ».
  3. En dernier, je citerai la boulimie, qui est relativement hors catégorie, mais je trouve important d’en parler car on en parle peu dans le cadre des régimes alors qu’elle est souvent causée par ceux-ci. La boulimie est l’ingestion d’une grande quantité d’aliments en un temps assez court. C’est une pathologie, un trouble, avec lequel on ne rigole vraiment pas. Les crises de boulimie sont soit suivies de comportements de compensation (vomissements, prise de diurétiques, laxatifs, sport à outrance…) soit pas. La boulimie étant un trouble, elle est associée à des problèmes psychologiques et/ou des traumatismes et/ou des périodes difficiles de vie (Si vous vous reconnaissez dans cette description, surtout n’hésitez pas à venir m’en parler, je peux en discuter avec vous et vous renvoyer si vous le souhaitez vers des professionnels qui peuvent vous aider, ne croyez surtout pas qu’on en guérit seul)

Explications et solution(s)

1. Grignotage

Comme dit plus haut, la cause se trouve souvent dans l’état physiologique ou émotionnel dans lequel on se trouve : stress, fatigue, ennui, faim, besoin de réconfort, … Du coup, il n’y a pas mille solutions à ce problème. Mes conseils :

– Boire en suffisance (au grand minimum 1,5 litre/jour) : on a tendance à ne pas boire assez et surtout, on confond de manière récurrente la faim et la soif. Résultat, on mange plus que nécessaire. En buvant assez et de façon régulière durant la journée, on évite déjà de manger « pour rien ». De plus, l’eau remplira l’estomac, ce qui donnera moins envie de se remplir avec autre chose (de la BOUFFE). Je vous conseille donc, avant de grignoter quoi que ce soit, de prendre une boisson (chaude de préférence, ça réconforte en même temps) comme le thé ou le café (si vous le sucrez, par pitié, PAS DU SUCRE BLANC INDUSTRIEL ! Privilégiez le sucre brun non raffiné, ou le sirop d’agave. Le miel est une option même si je ne le recommande pas #pipidabeille).

Évitez bien entendu : les boissons gazeuses (qui gonflent le ventre), les boissons sucrées (à bat le coca et autre sucre liquide en bouteille).

Privilégiez : eau, thé, café, soupe.

Mangez en suffisance aux repas : car mieux vaut aux repas que toute la journée, n’est-ce pas ? Mangez à votre faim, tout en veillant à ce que ça reste sain. Dites-vous bien que 100gr de légumes vous rassasiera bien plus que 100gr de McDo, car les légumes prennent plus de place dans votre estomac. Veillez aussi à manger assez régulièrement si vous avez vite faim. Mieux vaut 5 petits repas équilibrés que 3 gros repas avec grignotage entre. Prenez un en-cas entre le petit-déjeuné et le repas de midi (fruits, fruits secs, smoothie par exemple) ainsi qu’un goûter. Personnellement, j’ai en général une boîte de fruits secs toujours dans mon sac, ou une barre de céréales (parce qu’en vrai j’ai tout le temps faim :O)

Décompressez : si vous vous sentez stressé(e), rien de tel que le sport (je ne le répéterai jamais assez). Partez courir 15-20min, vous vous sentirez déjà mieux et ça vous motivera à déjà ne pas gâcher vos efforts sportifs en vous ruant sur le chocolat et, ensuite, vous vous sentirez mieux et votre envie disparaîtra ! Puis si vraiment vous craquez, ça sera avec une meilleure conscience puisque vous aurez éliminé juste avant (même si ça ne compense bien sûr pas une tablette de chocolat, qu’on se le dise). Veillez à dormir en suffisance aussi, car la fatigue a tendance à augmenter le stress et à vous affaiblir et donc vous grignoterez plus vite.

Vous occuper : si vous grignotez quand vous vous ennuyez, occupez-vous un maximum ! Lisez, sortez, allez marcher, voyez des gens, allez faire du shopping, faites du bricolage, étudiez, n’importe quoi pour ne plus vous ennuyer :))))

Contrôlez vos émotions : point le plus difficile je le conçois (surtout pour les femmes #cestquoicemachismemalplacého!). Si vous avez tendance à grignoter quand vous êtes : en colère, triste, malade, déprimé, etc, ceci est pour vous. Apprenez à tous prix à gérer vos émotions, que ça soit par un travail sur vous-même ou avec l’aide d’un(e) professionnel(le). Déjà, ça vous aidera grandement pour le grignotage, mais aussi dans la vie de tous les jours. Ca vous aidera à prendre plus de recul, à vous sentir moins impliqué(e) dans les choses qui n’en valent pas la peine et à vous sentir mieux dans votre peau. (pssst : le sport aide à la gestion des émotions !)

Enfin, évitez aussi les situations où vous avez pris l’habitude de grignoter (comme devant la télé), ou changez vos habitudes ! Par exemple, à la place de grignoter devant votre série, faites du tricot, ou des exercices de renforcement musculaire (vive les squats et les abdos) ou encore du hula hoop ! (voir mon article sur le hula hoop)

/!\ Le grignotage peut aussi être provoqué par une carence (en magnésium par exemple), faites régulièrement des prises de sang pour vérifier si tout va bien à ce niveau-là 🙂

2. Compulsions

Pour lutter contre les compulsions alimentaires, il y a plusieurs solutions en fonction de la cause. Si la cause est plutôt psychologique (liée à un trouble alimentaire, à la dépression ou ce genre de choses), l’idéal est bien évidemment d’aller voir un(e) psychologue, ou d’en parler au moins à votre médecin pour avoir son avis. Si la cause est plutôt la sévérité de votre régime (non, sauter des repas, ce n’est pas bien, il faut arrêter de croire en cette « solution magique »), il faut rééquilibrer votre alimentation ! Se priver de tout et se maltraiter psychologiquement est la meilleure chose à faire pour suivre la grande règle « un de perdu, dix de retrouvés » (de kilos oui oui). Au plus vous allez priver votre corps de certaines envies, au plus vous serez sujet aux compulsions. Puis commence le cercle vicieux : je restreins à fond –> je craque et compulse –> donc je restreins à fond pour compenser et reperdre ce que j’ai pris –> compulsions. Bref, il faut en sortir vite et bien. Le mieux est alors de rééquilibrer votre alimentation : 3 à 5 repas par jour (le mieux c’est 5 petits repas, selon moi), du sain, du bon, du vitaminé, jusqu’à satiété. Oui parce qu’honnêtement, vous prendrez moins de poids en mangeant 10kg de légumes qu’en faisant un jeûne de trois jours et vous goinfrer de 10kg de chocolat le 4ième. DONC stop aux restrictions strictes, vive les légumes, les fruits, les fruits secs, les jus maison, les smoothies, le quinoa et tout ces trucs étiquetés « sain » ! (#nonjenesuispasuneyoukou)

Bien sûr, on dit OUI aux plaisirs. Accordez-vous un « petit » plaisir par jour (un carré de chocolat, ou un truc du style), et un « gros » plaisir par semaine (frites, gros dessert, gros goûter, …). Vous verrez, vous attendrez ce jour avec impatience tout en ayant de quoi patienter les autres jours.

3. Crises de boulimie

Tout tout tout premier point dans cette section : VENEZ ME PARLER. Ne restez pas seul(e)s face à ça, c’est le meilleur moyen pour s’y enfoncer sans fin. La boulimie est un trouble alimentaire sérieux et grave qui nécessite un suivi particulier. Alors oui vous vous dites que vous avez honte, que c’est horrible, que vous ne savez juste pas vous contrôler, que vous êtes nuls, horrible, vous vous détestez très probablement et vous vous sentez seuls et incompris. Peu importe ce qui vous retient, je vous en conjure, venez m’en parler. Déjà parce qu’en parler libère, et ensuite vous pourrez agir, que ça soit seuls (mais du coup avec moi) ou avec l’aide vers laquelle je vous renverrai. Pour les plus jeunes : n’ayez pas peur que j’aille « tout répéter » à vos parents, là n’est pas le but et ça ne servirait à rien. Je suis là pour vous écouter et vous conseiller, tout simplement.

Pour faire assez simple ici, je me contenterai de dire que la boulimie a une origine essentiellement psychologique. Une « crise » est l’ingestion, dans une période de temps limité, d’un grand nombre d’aliments de toutes sortes (ça peut aussi bien être salé, que sucré, que les deux, que cuit, que cru, etc). Il y a de plus petites crises, comme de très grandes. Les dangers principaux de ces crises sont le risque d’hémorragie interne (estomac qui « explose »), et, dans le cas de vomissements, des carences graves, notamment en potassium, pouvant conduire à des arrêts cardiaques. À côté de ça, il y a bien sûr les « plus petits » désagréments : perte massive de cheveux, déchaussement dentaire, augmentation des risques de cancers de la gorge et de la bouche, perte d’énergie, ostéoporose précoce, …

Difficile de donner des « astuces » pour lutter contre. Outre le suivi psy, je conseille le sport (mais pas pour tout le monde, c’est au cas par cas, je peux voir ça avec vous), en parler, réfléchir sur les raisons qui provoquent vos crises et sur les choses que vous pouvez mettre en place pour les contrer, faire un travail sur l’acceptation de son corps également.

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me la poser (en commentaire ci-dessous ou via ma page Facebook). Et si vous ressentez le besoin d’être aidé.e par rapport à tout cela, rendez-vous ici.

J’espère que cet article pourra vous aider à venir à bout de vos problèmes de grignotage !

Des bisous ♥

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2 commentaires sur “RIP grignotage

  1. coucou… hum.. jaimerai enormement te parler … c’est assez urgent… jai desactivé mon fb donc je ne peut pas tenvoyer un message sur la page donc voila… stp repond moi… par mail ou comme tu veux..

  2. Coucou Océane ! Il n’y a aucun souci pour qu’on discute, par contre je ne sais pas t’envoyer de mail, donc je t’invite à utiliser l’onglet « Contact » en haut de la page (en-dessous de l’image d’en-tête) afin que tu puisses m’expliquer et que je puisse te répondre 🙂 à très vite !

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